Peintre français né le 18 décembre 1884 à Bordeaux, mort à Bordeaux le 17 juillet 1971.
Peintre d'intérieurs, paysages, natures mortes, fleurs.
Il travaille à l'École des Beaux-Arts en même temps qu'André LHOTE . Elève d'Emile BRUNET, Roger MATHIAS fut un de ces hommes fidèles à leur province natale. Au sortir de l'École, fort épris de la nature, il préféra puiser dans le terroir bordelais la source de ses émotions artistiques.
Il peint des compositions très construites, aux contours denses , à la touche vibrante, représentant des villages de pêcheurs , scènes d'intérieur, paysages et natures mortes.
Les toiles succèdent aux toiles sous le ciel des Jacquets : la ligne épaule la couleur, la touche fugace se hâte de créer.
Longtemps, le peintre parcourt les plaines, les vignobles et les Landes. Ses premières réalisations donnèrent la mesure d'un talent fait de simplicité, d'observation et de sincérité. Il fut influencé à ses débuts par l'École des intimistes, et, en particulier VUILLARD.
Libéré de ces influences et découvrant CEZANNE, il s'engagera à construire des tableaux en s'inspirant directement de la nature. « je vais vers la couleur, dira-t-il, et vers des conceptions plus larges. je conçois la différence des choses vues avec l'esprit et d' une façon directe et celle des choses vues objectivement et traduites. Il faut que l'esprit domine » L'évolution est intense. On va vers la richesse de la matière et des tons. Ses recherches poussent le peintre d'abord vers un réalisme (on disait vérisme) qui n'exclut pas un certain soucis de la matière obtenu par une pâte généreuse.
Intelligent et sensible, doué d'un graphisme personnel en même temps que d'un sens averti de 1'harmonie et de l'assemblage des couleurs, le peintre constitue une heureuse transition entre la génération des néo-impressionnistes, et celle des symbolistes représentés en Gironde par Joseph LEPINE et surtout Émile BRUNET autour des années 1900.