Pierre Théron (1918-2000)

Peintre et illustrateur français, né le 22 juillet 1918 à Nérac (Lot-et-Garonne).
Il fit ses études à l'Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux, dans l'atelier de René Buthaud et d'André Caverne.
En 1942, il fut reçu premier en dessin au concours d'admission,
obtint une bourse de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et fréquenta les ateliers d'André Lhote et Jean Dupas.
Puis il dut se réfugier dans le Tarn pour éviter le service du travail obligatoire en Allemagne.
De retour à Paris dès la Libération, il participa dès 1945 à la vie artistique d'avant-garde de Saint-Germain-des-Prés, et se lia d'amitié avec Boris Vian, le chorégraphe Roland Petit ou les Frères Jacques.
En 1944, il avait exécuté les illustrations pour une nouvelle édition de La main enchantée de Gérard de Nerval.
Au cours d'un voyage d'étude à Londres en 1947, il fit la connaissance de Marcel Aymé qui restera un ami fidèle et un admirateur de sa peinture, jusqu'à sa mort en 1967.
Dès 1945, l'Etat lui acheta deux toiles au Salon des Tuileries, et en 1950 l'artiste reçut sa première commande de décoration murale à Bordeaux.
Il vécut de ses expositions (à la Galerie Delpierre en 1947 et à la Fondation Lourmarin en 1990) et de commandes d'Etat abondantes et variées (fresques, mosaïques, vitraux, sculptures, nombreux cartons de tapisseries d'Aubusson).
En 1957, il reçut, dans la catégorie Dessin, le Grand Prix des Beaux-Arts de la ville de Paris.
Classé dans l'Ecole de Paris au cours de années 50, il a figuré aux Salons des Indépendants, d'Automne et des Tuileries. Il a été invité à la Biennale de Menton, et à la Biennale de Sao Paulo, en 1951.
En 1952-1953. il réalisa deux cents mètres carrés de décorations pour les bâtiments d'une Société de Bordeaux.
Pierre Théron choisit cependant de vivre à Bordeaux avec sa femme et leurs cinq enfants- ainsi que dans le Gers, campagne dont il fut parmi les premiers à peindre les paysages.
C'est là qu'il mourut en 2000.